le cracking téléphonique par les crackeurs, et le hacking informatique par les hackers, ou piratage informatique et piratage téléphonique, provoque une augmentation de la charge de travail du travail d'Interpol, de la gendarmerie, du SEFTI et la BCCRI.
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: SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre : IX°) Les protections à mettre en oeuvre
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           ***COMMUNIQUÉ  DE  PRESSE***
           ***Guerre climatique ? ***
           Publication d'un livre EXPLOSIF
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09-33°) Après la confirmation du scandale Enron, le scandale Worldcom:

Petit rappel. ENRON, c'est ce grand maître de la gestion financcière et de la distribution de l'énergie électrique, qui alimente une grand partie des USA. Tout le monde se rappelle des pannes életriques à répétition en Californie. Entreprise privée, ou capitaliste, qui a pris bien soin de faire profiter ses plus gros actionnaires et surtout ses prinipaux dirigeants. Certains ont quitté le navire avant qu'il ne coule, car le sandale a commencé à poindre bien avant le 11 septembre 2001, mais n'a éclaté qu'à partir d'octobre. Cependant auccune presse n'en a parlé, trop occupé avec les attentats qui tombaient à pic, pour reléguer cette évènement à la poubelle, qui aurait fait plonger la bourse. On omprend mieux pourquoi certains disent que Ben Laden a rendu un fier servicce à la bourse. Des dirigeants d'Enron, n'étaient pas très liés à George Bush? Eh bien si, mais de cela, on ne souffle mot. Il est surprenant que nous, alors que nous étions déjà au courant depuis longtemps, il a fallu attendre que la presse offiicielle ne réagisse elle, qu'à la fin du premier trimestre 2001, pour que cette information s'étale au grand jour, et en grande pompe.


Enron, 17062002:
Tout le monde s'en doutait. Mais cette fois Enron fourni des chiffres précis.

* Kenley, le président, a reçu plus de 67 millions de dollars an 2001, jusqu'à la faillite du groupe le 2 décembre 2001, sous forme de salaires, de primes en tout genre, et d'actions.

* 40 millions de dollars pour Jeffray Stilling, le numéro deux, lui avait préféré démissionner dès le mois d'août, avant que le scandale n'éclate au grand jour.

Toute l'équipe dirigeante d'Enron c'est ainsi allouée de très gros chèques, tout en sachant très bien que l'entreprise sombrait. Beaucoup, ont d'ailleurs vendu leurs actions dès que le cours à la bourse a entamé sa chute au printemps.

Au même moment, ils conseillaient aux salariés réunis en séminaire, de garder confiance, et de conserver leurs titres. Des salariés qui ont du coup perdu toutes leurs économies en même temps que leur travail. La révélation des revenus de leur patron les rend encore plus amères, eux qui ne toucheront que 13 000 dollars d'indemnités de licenciement en moyenne. C'est tout ce qu'ils ont pu négocier pour l'instant, mais ils vont se battre devant la justice, aux côtés des autres créanciers d'Enron. Le procès autour de la faillite débute à peine, et la loi américaine pourrait très bien imposer aux anciens dirigeants de rembourser une partie des sommes astronomiques qu'ils ont reçu.

Ce serait une première, en attendant ce scandale a déjà fait une victime. Le cabinet d'audit Arthur Andersen qui contrôlait Enron, a été reconnu avant-hier coupable d'entrave à la justice, une condamnation qui pourrait signer l'arrêt de mort de cet ancien géant de la finance.


Beaucoup doivent se poser la question chez les autres professionnels de la bourse, à savoir  si les autres sociétés qui sont clientes d'Arthur Andersen, sont aussi des planches pourries. Il ne fait pas bon aujourd'hui pour elles, de venir déclarer que leur cabinet d'audit financier est Arthur Andersen. C'est un coup à y laisser sa chemise. Après Enron, c'est au tour de Worldcom, qui a lui aussi le même cabinet.


France 2, 25/06/2002:
L'entreprise des télécommunications Worldcom a truqué ses bilans depuis plus d'un an, pour masquer des déficits importants. La crise est telle que la cotation du titre a dû être stoppée aujourd'hui, après une chute de 88 %. Une fois encore le cabinet d'audit n'avait rien détecté. (Je précise, c'est aussi Andersen, pour ceux qui ne l'ont pas compris)

Le numéro deux américain des télécommunications vit un véritable séisme financier, 4 milliards de dollars de pertes auraient été dissimulés dans les comptes de l'entreprise. Cette somme aurait dû être utilisée dans des investissements, investissements qui n'ont jamais été effectués. Solution désespérée pour sortir du rouge, Worldcom a annoncé dès vendredi prochain, la suppression de 17.000 emplois, 20 % de ses effectifs.

-- J'ai des amis qui travaillent ici depuis des années, et d'autres qui ont travaillé ici, et toutes leurs économies, et leur retraite, tout ça est tombé avec Worldcom.

Un naufrage qui est l'aboutissement de la folie des grandeurs d'un homme, le patron, Bernard Ebert. Pendant dix ans, il a mené une politique d'expansion effrénée, procédé à une soixantaine d'acquisitions. Son objective, faire de Worldcom le numéro un de la téléphonie fixe aux États-Unis. Une politique payante tant que les télécoms étaient en pleine expansion et la bourse au beau fixe. Mais depuis trois ans, la forte réduction du marché des télécoms et la crise boursière, ont plongé Worldcom dans le rouge et dans les pratiques douteuses. Ils ont maquillé leurs comptes.

-- Je pense que c'est la partie visible de l'iceberg. Beaucoup d'entreprises ont eu des mauvaises pratiques comptables et même des pratiques douteuses.

-- Des gens doivent aller en prison pour ça. Je ne vois pas d'autre issue. Et si ce n'est pas le cas, la confiance des investisseurs sera complètement perdue.

Et ce n'est pas gagné. Autre aspect du scandale, le cabinet d'audit qui a validé les comptes de Worldcom, c'est Arthur Andersen, déjà impliqué dans l'affaire Enron, le géant de l'électricité américain, mis en faillite après avoir trafiqué ses comptes et tromper les investisseurs.

Ce nouveau scandale intervient dans un contexte déjà morose sur les places boursières du monde entier. Premiers soubresauts en Asie ce matin, immédiatement suivie des bourses européennes, puis Wall Street où les valeurs technologiques chutent lourdement ce soir. Cette fois la bourse parisienne subi la déprime comme les autres. La bourse de Paris n'en finit pas de dégringoler, avec une belle chute du CAC 40.

-- On voit le décrochage par rapport à la clôture d'hier, et la forte baisse de ce matin à l'ouverture avec le 10 %, gros décalage par rapport à hier soir. Et depuis environ dix heures ce matin le marché se stabilise, pour ne perdre plus que 3,5 % pour l'instant.

En fin de journée, Paris a réduit ses pertes, et le CAC a terminé en repli de 1,7 %. Même tendance en Europe, la baisse a frôlé en moyenne les 2 %. Aux États-Unis le recul a été moins sensible. Ce nouveau coup de froid sur le marché a été provoqué par l'affaire Worldcom, avec des fautes comptables sur près de 4 milliards de dollars. Un nouveau scandale qui sème le doute sur la réelle situation des entreprises.

-- L'épisode récent de Worldcom après Enron a fait naître des interrogations fondamentales. Au fond est-ce que les entreprises qui nous annoncent des bénéfices, c'est des vrais bénéfices, lorsqu'ils nous annoncent que les dettes baissent, est-ce que vraiment ça baisse, et lorsqu'ils nous annoncent-ils une situation positive, est-ce que c'est bien vrai. Et donc ce doute est ravageur, parce qu'on ne sait plus sur quoi miser, on ne sait plus sur quoi investir.

Le malaise est renforcé par la crise des télécoms. Alcatel vient d'annoncer 10.000 suppressions d'emplois. Les investisseurs redoutent la capacité de ces entreprises à se débarrasser de leur dette colossale. Résultat, les actions chutent, les marchés ne reflètent pas les premiers signes de la reprise économique.

-- Il y a encore six mois la plupart des économistes annonçaient une récession aux États-Unis, elle n'est pas là, la consommation résiste, l'investissement est en train de repartir, ce n'est pas mirifique mais cela reste tout de même une reprise, on a également l'investissement logement, l'immobilier résiste aux États-Unis...****

Certains investisseurs aimeraient que les marchés retrouvent la raison, ce qui n'est le cas de la bourse de Paris, elle a perdu 50 % en un an et demi. La seule bonne de nouvelle, c'est que l'euro remonte, il est pratiquement à parité avec le dollar à 0,99 %.


**** Ce qui se passe aux USA, on s'en fout, ce qui nous intéresse, c'est ce qui se passe en France, mais là, visiblement, il préfère se taire. Il est pas clair ce GUS, et surtout pas crédible.


L'ALIBI, France 2, 26/06/2002 - 23 h 00:

Etat des lieux à la clôture de Wall Street.
Ouf de soulagement après la clôture de Wall Street. Le Don Johns ne perd que 0,03 % ce qui est acceptable. Et portant avec la révélation de nouvelles irrégularités comptables, les bourses du monde entier ont connu aujourd'hui de véritables turbulences. La salle de marché parisienne n'échappe pas à la déprime ambiante, avec une chute importante de ce matin du CAC 40.
On voit le décrochage par rapport à la clôture d'hier, et la forte baisse de ce matin à l'ouverture avec 6 %, gros décalage par rapport à hier soir. Et depuis environ dix heures ce matin le marché se stabilise, pour ne perdre plus que 3,5 % pour l'instant.

En fin de journée, Paris réduit ses pertes, et le CAC a terminé en repli de 1,7 %. Les autres marchés ont moins bien résisté, à Tokyo, Francfort, et Londres, la baisse dépasse les 2 %. Un malaise sur les places boursières, renforcée par la crise dans les télécoms. Alcatel vient d'annoncer 8.000 suppressions d'emplois. Les investisseurs doutent de la capacité de ces entreprises à se débarrasser de leurs dettes colossales. Résultat, les actions chutent, les marchés ne reflètent pas les premiers signes de la reprise économique.

-- Il y a encore six mois la plupart des économistes annonçaient une récession aux États-Unis, elle n'est pas là, la consommation résiste, l'investissement est en train de repartir, ce n'est pas mirifique mais cela reste tout de même une reprise, on a également l'investissement logement, l'immobilier résiste aux États-Unis...

Certains investisseurs aimeraient que les marchés retrouvent la raison, ce qui n'est pas le cas de la bourse de Paris, elle a perdu 50 % en un an et demi.

L'origine de cette crise, réside donc dans la révélation d'une nouvelle affaire de bilan truqué. Le numéro deux du téléphone aux États-Unis, Worldcom, a dissimulé près de 4 milliards de dollars de dépenses, avec la complicité de son cabinet d'audit. C'est l'un des plus gros scandales financiers de l'histoire américaine.

La fin d'un rêve pour le groupe Worldcom. Le numéro deux de la télé publication longue distance américain vit depuis ce un matin véritable séisme financier. 4 milliards de dollars de perte auraient été dissimulés dans les comptes de l'entreprise. Cette somme aurait dû être utilisée dans des investissements, investissements qui n'ont jamais été effectués. Solution désespérée pour sortir du rouge, Worldcom a annoncé dès vendredi prochain, la suppression de 17.000 emplois, 20 % des effectifs.

-- J'ai des amis qui travaillaient ici, et d'autres qui ont travaillé ici, et toutes leurs économies, et leur retraite, tout ça est tombé avec Worldcom.

Un naufrage qui est l'aboutissement de la folie des grandeurs d'un homme, le patron, Bernard Ebert. Pendant dix ans, il a mené une politique d'expansion effrénée, procédé à une soixantaine d'acquisitions. Son objectif, faire de Worldcom le numéro un de la téléphonie fixe aux États-Unis. Une politique payante tant que les télécoms étaient en pleine expansion et la bourse au beau fixe. Mais depuis trois ans, la forte réduction du marché des télécoms et la crise boursière, ont plongé Worldcom dans le rouge, et dans les pratiques douteuses. Ils ont maquillé leur compte.

-- Je pense que c'est la partie visible de l'iceberg. Beaucoup d'entreprises ont eu des mauvaises pratiques comptables et même des pratiques douteuses.

-- Des gens doivent aller en prison pour ça. Je ne vois pas d'autre issue. Et si ce n'est pas le cas, la confiance des investisseurs sera complètement perdue.

Et ce n'est pas gagné. Autre aspect de scandale, le cabinet d'audit qui a validé les comptes de Worldcom, c'est Arthur Andersen, déjà impliqué dans l'affaire Enron, le géant de l'électricité américain, mis en faillite après avoir pratiqué ses comptes et trompé les investisseurs.

-- Gérard Augustin Normand, bonsoir, vous dirigez une société de gestion, votre métier est donc le conseil financier, première question, est-ce que c'est grave ce qui se passe ?

-- Oui, c'est grave parce que c'est une crise de confiance, et les investisseurs mettront du temps à s'en remettre. Ce qui est grave, c'est qu'aujourd'hui ce n'est pas un problème de croissance économique, ce n'est pas non plus les attentats de l'année dernière, ce n'est vraiment pas le marché, c'est l'entreprise qui est en cause, avec la valorisation de l'entreprise, et le sentiment pour les investisseurs d'avoir été trompés.

-- Alors justement après l'affaire Enron, cette nouvelle affaire Worldcom accroît le soupçon, est ce qu'on ne risque pas de jeter un discrédit sur l'ensemble de la mécanique boursière ?

-- Cette crise est grave, mais cette crise est ciblée sur des sociétés, de ce qu'on appelait il y a quelques mois encore la nouvelle économie. Toutes ces entreprises de télécoms et questions de technologie, qui ont fait des croissances importantes, qui ont racheté d'autres entreprises, qui ont payé très cher, qui se sont endettés, qui ont des engagements assez lourds, toutes ces entreprises qui portent le soupçon. Et ces entreprises et non en France également, ces entreprises sont dans l'oeil du cyclone aujourd'hui. Mais c'est une crise qui est néanmoins spécialisée sur ce type de valeur. Les entreprises traditionnelles sont assez peu touchées, elles résistent bien.

-- On pourrait imaginer en France des scandales du même genre, des bilans truqués ou est-ce que nous avons des mécanismes de contrôle plus efficace?

-- Non c'est inimaginable. La frontière n'est pas nettement tracée entre les pratiques saines, autorisé, et les pratiques interdites, or la comptabilité est très complaisante, dont qu'on peut faire beaucoup de choses. La frontière n'est pas nettement tracée. On voit en France des entreprises, qui sont elles aussi soupçonnées, des entreprises comme Vivendi, des entreprises comme France Telecom, sont des entreprises aujourd'hui qui ont beaucoup souffert, qui ont perdu, même si Vivendi a remonté en séance, qui depuis quelques semaines ont perdu l'essentiel de leur valeur.

-- Est-ce que les spéculateurs jouent un rôle à la baisse pour accroître ce mouvement à la baisse, comme le disait justement hier Michel Bon, président de France Telecom?

-- Non, la spéculation c'est un alibi. C'est un mauvais alibi. Les spéculateurs ne sont pas les responsables. Ils sont comme les chacals, ils vont chercher les proies les plus faibles pour essayer de profiter de la baisse et de la volatilité des marchés. Mais il ne sont en rien la cause des problèmes des entreprises. Ils n'en sont que la conséquence.

-- Comment voyez-vous maintenant la fin de cette histoire. On pourrait poser la question, qu'est-ce que vous dites à vos clients aujourd'hui?

-- Moi je leur dis de garder leur calme, parce que ces entreprises les massacrer, il est trop tard pour les vendre. Quant aux autres, elles se portent bien, et je crois peut-être qu'elle vont se renforcer. Et puis ce soir une bonne nouvelle, une bonne nouvelle qui nous conforte, c'est la bonne tenue du marché directeur. Les bonnes nouvelles arriveront des États-Unis, et le marché directeur américain s'efforçant lui-même, il a encore montré ce soir, je crois que c'est là la meilleure nouvelle de la journée.


France2, 26/06/2002:
La bourse a très mal commencé, jusqu'à 5 % de baisse, une mauvaise nouvelle venue des États-Unis, et c'est la panique, tout le monde se met à vendre.

-- C'est le jeu de massacre, on vend à tout prix, on essaye de se débarrasser des causes qui s'avèrent perdantes, en essayant non pas de limiter la classe, mais en balançant, ce qu'on appelle au marché...

Sur le marché justement, les professionnels perdent tous leurs repères. Les valeurs phares comme France Telecom ou Vivendi Universal sont encore en chute libre.

-- Les investisseurs en général n'ont plus confiance dans les entreprises qui sont cotées en Bourse, plus confiance dans les analystes financiers qui leur donnent des conseilles, et donc finalement il y a un jeu de massacre. Il y a une fuite dans une prise sans fond, et du coup, on a dû mal à arrêter cette baisse, même si lorsqu'on a atteint des niveaux trop bas, cela devient les soldes en quelque sorte, et on a envie d'acheter pour profiter des bonnes affaires.

Acheter à bas prix pour ces petits actionnaires, il n'en n'est pas question. Ici on est sous le choc, et avant tous ont fait ses comptes.

-- Pour différents portefeuilles, le capital commence à être entamé sérieusement. Les pourcentages exacts, je ne préfère pas vous les donner.

-- Même une fourchette?
-- Ah, sur ce plan-là on peut perdre jusqu'à 80 %.

-- Je vais d'abord attendre, mais il y a une bonne affaire je la saisirai.

-- Ça remontera, il y ait eu des cracks en 97, la bourse au départ c'est un moyen de spéculation, c'est un Casino.

Pour l'instant difficile en tout cas de gagner de l'argent bourse. Depuis le 1er janvier, le CAC 40 a perdu 20 %.

Moins -1,73 % en clôture, mais en fin de matinée la bourse avait retrouvé ses plus bas niveaux depuis la fin de l'année 98. A l'origine donc que de cette panique, un nouveau scandale comptable, la société de téléphonie américaine Worldcom a manipulé ses comptes à hauteur de près de 4 milliards de dollars pour présenter un bilan plus avantageux. Une affaire qui rappelle la faillite d'Enron, il y a quelques mois.

Ici à Wall Street, le rituel est immuable, on ouvre la séance en sourire. Pourtant depuis décembre dernier, il ne se passe plus un mois sans que n'éclate un scandale. Celui du jour, et peut-être le plus gros, Worldcom. Le deuxième opérateur de téléphonie du pays, a truqué ses comptes à hauteur de 4 milliards de dollars. Ce sont les autorités boursières qui ont découvert le scandale. Les dirigeants de Worldcom voulaient afficher un bénéfice, alors qu'ils perdent beaucoup d'argent, une nouvelle affaire donc les financiers américains se serait bien passée.

-- C'est encore un coup porté à la confiance dans le système financier américain, et cela vient après les scandales bien connus d'Enron, et il y en a d'autres dans les tuyaux qui vont sortir, ou du moins qui font l'objet d'une enquête de la commission des opérations de bourse.

Première conséquence, une faillite presque inévitable, et déjà 17.000 employés licenciés, avec les premiers départs de l'entreprise, prévus dès vendredi.

-- J'ai des amis qui travaillent ici depuis des années, et toutes leurs économies, et toute leur retraite, on coulé avec Worldcom.

Un scandale d'autant plus retentissant que les comptes de Worldcom avaient été contrôlés par Arthur Andersen, le cabinet déjà en déroute, et déjà mêlé à l'affaire Enron. En fin 2001, ce géant de l'énergie, avait lui aussi dissimulé des pertes colossales. Le système financier américain est donc malade, et le dossier devient politique.

-- Nous allons déterminer les responsabilités de ceux qui ont induit en erreur, une enquête très complète, pour déterminer les actionnaires, mais aussi les employés...

Les affaires Enron et Worldcom pourraient pourtant être suivies par d'autres scandales. Les autorités boursières américaines, mènent actuellement, plusieurs autres enquêtes.

-- On s'interroge. Merci Jean-Paul Betbez d'être avec nous, vous êtes directeurs des études au Crédit Lyonnais. Tout de même, ce n'est pas la première affaire du genre. Ça ne concerne pas que les petits actionnaires, puisque la bourse seule est un poumon de l'économie. Alors vous dites que c'est un nouvel accident, ou bien il y a des prises de système.

-- Oui effectivement, le gros problème c'est actuellement. C'est-à-dire une entreprise qui il y a un mois a été la sixième capitalisation américaine, qui aujourd'hui a disparu, avec des comptes qui étaient faux, avait également des complexités. Et donc ça aujourd'hui, on est en train d'en payer les conséquences, avec des interrogations sur les comptes, sur la façon dont on a acheté trop cher, dans les années d'euphorie. Nous vivons aujourd'hui en fait, les conséquences d'une bulle, bulle qui a été 1989, 2000, qui est en train à l'heure actuelle d'exploser, avec comme toujours dans les bulles, un mécanisme excessif, on brûle tout ce qu'on a adoré, et on brûle maintenant tout.

-- Oui mais là Jean-Paul Betbez, il y a tout de même des cas de triche. C'est-à-dire qu'on se rend compte, que l'information qui est fondamentale pour la bourse, pour l'estimation des sociétés, cette information est déformée, truquée.

-- Vous avez raison, c'est ça le problème, qui est un problème fondamentalement de certaines sociétés, et de certaines sociétés américaines, et ce qui s'est passé...

-- C'est seulement américain ?

-- C'est très largement américain, dans certains secteurs. Et comme toujours, quand il y a un mécanisme de crise ou de panique, plus il y a des xxxxx qui sont derrières pour attiser un peu le processus, on se dit, tout est mauvais, tout est pourri, tout est truqué.

-- Oui mais on ne risque pas de découvrir qu'en Europe, voire en France, que d'autres grandes sociétés, ont elles aussi manipulé leurs comptes ?

-- On peut dire que non. Honnêtement, cela ne peut pas avoir l'importance de cela, tout simplement parce qu'il y a ici d'autres règles de surveillance des COB. Il y a ici d'autres façons de vivre, les entreprises, la communauté financière. Il y a aussi une nouvelle économie avec ses excès qui a été beaucoup plus américaine, européenne, ou peu française. Alors aujourd'hui on vit les conséquences de quelque chose qui a deux ans, et ce qui m'embête encore plus, me chagrine, m'inquiète, c'est qu'on ne voit pas que l'économie va un peu mieux. Donc on est en train de voir en fait, un film excessif, un film un peu triste, même parfois dramatique, avec effectivement des VOYOUX, ça c'est vrai, mais c'est un peu un film du passé. En même temps, devant nous, il y a plus d'économie qui marche, en particulier en Europe, en particulier en France. Il faut faire attention à ne pas trop regarder ce qui s'est passé, et à sous-estimer ce qui arrive. Oui parce qu'aujourd'hui on a de meilleurs résultats.

Merci Jean-Claude Betbez. A noter tout de même le cas particulier d'Alcatel, qui poursuit aujourd'hui sa restructuration, en annonçant la suppression de 10.000 emplois d'ici un an et demi, et une perte pour cette année. Conséquence le titre a chuté de 16,5 %, soit plus de 85 % de perte depuis le début d'année.



 
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