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: SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre : IV°) CORRUPTION ET APPELS D'OFFRES
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           ***COMMUNIQUÉ  DE  PRESSE***
           ***Guerre climatique ? ***
           Publication d'un livre EXPLOSIF
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28°) Affaire Mery et financements occultes du RPR:

 
Après le conseil constitutionnel, 
l'Elysée dans l'oeil du cyclone

La nouvelle affaire qui vient d'éclater, sème un peu plus le désordre dans ce pays. Jean-Claude Méry collecteur de fonds comme Bourrachot (voir 04-20.htm), avait réalisé une cassette vidéo, dans laquelle il révèle comment il a financé le RPR. Problème si la cassette existe, les preuves pour l'instant sont indisponibles. Ce promoteur immobilier membre à une époque du comité central du RPR, aurait financé de 1985 à 1990 ce même parti. A l'époque où il est mis en examen par le juge Eric Halphen sur les marchés publics de la ville de Paris, il avait toujours refusé de reconnaître un quelconque rôle dans les financements occultes, à l'époque ou Jacques Chirac était maire de Paris. En échange de promesse il attendait des promesses qui n'arrivaient pas. C'est ainsi qu'il décide 3 ans avant son décès d'un cancer, de réaliser une vidéocassette de peur qu'il lui arrive un accident.

Cette vidéocassette circulait depuis 15 jours dans les diverses rédactions des chaînes de télé, mais aucune n'avait pris le risque de la diffuser, jusqu'à ce que le journal Le Monde décide de publier ce témoignage gênant. Les chaînes contraintes et forcées, mises devant le fait accompli avec la publication dans le Monde, n'ont plus eu le choix, et ont elles aussi été obligées de parler de ce témoignage gênant pour certaines. Il ne faut pas oublier que d'un côté nous avons TF1 avec Bouygues, un grand du bâtiment, que de l'autre nous avons la 6 avec Vivendi, un autre grand du bâtiment. Quant à Canal + c'est Matra Hachette Lagardère, et pour ce qui est France 2 et France 3 avec la 5, c'est France Télévision, donc le pouvoir.
 

Cette cassette a été enregistrée chez le producteur de télévision Harnaud Hamelin qui en est le dépositaire. La transcription à donc été diffusée par le journal Le Monde avec son autorisation, qui ne doute pas de son authenticité.

Jean-Claude Méry explique qu'il récoltait chaque année 35 à 40 millions de francs en liquide. Mais il explique aussi que le PC et les socialistes étaient eux aussi parfois arrosés, ce qui est confirmé par Gérard Monate, un ancien du réseau URBA qui servait au financement occulte du PS, témoin d'un partage entre le RPR et le PS. Il confirme l'existence de la répartition de la commission sur le marché des lycées d'Ile de France, dont le budget était de 1 milliard de francs. Il dit que tous ceux qui faisaient parti du conseil régional voulaient leur part, c'est à dire tous les partis politiques. J-C Méry lui dit un jour qu'il a reçu des instructions pour partager les commissions des lycées. G. Monate lui explique qu'il ne travaille pas avec des espèces, et il conseille alors à J-C Méry d'apporter directement cet argent à la trésorerie du PS. Plus intéressant, il explique que quand la justice a commencé à s'intéresser à J-C Méry, celui-ci pensait qu'il ne pourrait rien lui arriver, qu'il serait protégé:
" en définitive il lui est arrivé la même chose qu'à moi. Les partis ne se comporte pas toujours très bien envers ceux qui les servent ..."

Voici une autre petite phrase d'un autre financier occulte désabusé, oublié aujourd'hui, Monsieur Bourachot désabusé, car elle traduit parfaitement les mentalités et les méthodes utilisées par nos hommes politiques. Il a fait cette déclaration lors de l'émission d'Antenne 2, « Envoyé spécial », de décembre 1994:

« S'il fallait conclure aujourd'hui, je crois que, je suis vraiment le pauvre mec, issu de l'école spéciale des travaux publics, que les énarques, et ces polytechniciens ont voulu faire morfler. Il est clair, que je n'appartiens pas à la caste de ces gens là. Il est clair, que j'ai effectué des basses oeuvres, pour le compte de ces gens, sans absolument, aucune reconnaissance, mais ma foi, je pense que ce doit être une leçon, qui doit être profitable à tous les ingénieurs, qui ne sortent pas de ces deux catégories d'école ».

L'autre extrait de J-C Méry sur les lycées de Paris montre que tout le monde à intérêt à étouffer l'affaire:
" Je les ai contraints à me verser un total, sur cette opération, de 10 MF, que j'ai réparti moi-même, à raison de 5 MF pour le RPR, ... 1 MF pour le PC, 3,5 MF pour le PS, le solde étant des commissions versées à gauche et à droite pour faire que le travail soit correct. Je suis arrivé à la maîtrise de ce marché complet parce que j'ai fait nommer un cabinet d'études, qui s'appelle le CET Ingénierie, dirigé par Christian Curtet et qui, sur mes ordres, a revu et recorrigé toutes les estimations pour que les choses soient d'une rectitude absolue, une rectitude favorable.
Les 5 MF je vais les donner à M. Monate, de la main à la main, et si vous vous rappelez, il y a eu un certain article dans l'Express, que je n'ai jamais relevé, que je n'ai jamais contesté, mais qui non de Dieu est une vérité absolue, car effectivement, M. Monate à bien quitté mon bureau mais non pas avec 5 MF, contrairement à ce que disait l'Express, mais avec 3,5 seulement en liquide."

Après ces révélations, on comprend mieux l'air pincé de Monsieur Lionel Jospin à la télé le 22/09, qui répondra sèchement à une journaliste " aucun commentaire ". On s'en douterait. On apprend aussi qu'en octobre 1986, J-C Méry avait donné 5 MF en liquide à Michel Roussin en présence de Jacques Chriac alors Premier Ministre.
 
 
Des VERTS demandent, la démission du Président de la République, Jacques Chirac.
 
Ils ont juste oublié un petit détail, c'est d'écouter l'intégralité de la bande vidéo et de demander aussi la démission du Premier Ministre Lionel Jospin.
Pour DSK, c'est trop tard, c'est déjà fait.

Déclaration de Noël Mamère du 21/09/2000:
" Nous prétendons être une grande démocratie. Si on était par exemple dans une démocratie Anglo-saxone, il y a longtemps que l'on aurait demandé au chef de l'exécutif de s'expliquer devant la justice et le peuple, et sans doute de démissionner."
 


J21/09/2000-FR3:

Le quotidien Le Monde mettant en cause personnellement Jacques Chirac concernant le financement présumé occulte du RPR. Il s'agit du témoignage posthume de Jean-Claude Méry qui se présente comme le pivot d'un système de trucage des marchés publics de la ville de Paris, à l'époque où Jacques Chirac en était le maire. Aujourd'hui décédé, Jean-Claude Méry avait enregistré sa confession le 24 mai 1996 à Sunset Presse:
L'homme clé des HLM de Paris explique pourquoi il décide de se confesser devant une caméra.

"... En sortant des amis commence à me dire, tu sais, c'est belle promesse Jean-Claude, méfie toi. Ne fait pas une bande tout de suite pour la vendre, mais, prend la précaution de raconter ton histoire. Tu ne sais pas ce qui peut t'arriver un jour. ..."

Le 11 juin 1999, Jean-Claude Méry meurt des suites d'un cancer. Trois ans plus tôt, il a enregistré ses secrets. Son confesseur, c'est Arnaud Hamelin, journaliste et producteur, PDG de sa société Sunset Presse. Il a attendu 14 mois après le décès de Jean-Claude Méry, pour livrer au journal Le Monde ses confessions.

"... Je pense que, il m'a vraiment fait confiance, et je pense qu'il était sûr que, avant sa mort je ne ferais jamais rien, et que après je respecterais ce qu'il m'avait demandé..."

Soupçonné d'être le chef d'orchestre des marchés truqués de la maire de Paris, Jean-Claude Méry a passé 5 mois en prison. Le juge Eric Halphen n'a jamais réussi à prouver l'existence d'un système de financement occulte du RPR, qui d'après Méry rapportait beaucoup.

"... Je vous le dit tout de suite, on va passer de 300.000 F par an, à plus de 35 à 40 MF de francs, en liquide ou en emplois directs, tous les ans, pendant sept ans, sous ma coupe..."

Des pots de vin dont le RPR aurait été le principal bénéficiaire. Des sommes qui transitait parfois par les plus hauts responsables du mouvement gaulliste, Méry évoque ainsi le 4/10/86:

" ... Ce jour là, j'ai remis les 5 MF, en argent liquide, directement sur le bureau de M. Roussin en présence de M. Chirac... "

Jacques Chirac, Premier Ministre à lépoque. Des accusations sans fondement répond sans Le Monde l'avocat de Michel Roussin. Mais Jean-Claude Méry ne s'arrête pas là. Il dit aussi, chaque fois qu'il y a manger pour tout le monde, on distribuera à tout le monde. Il cite ainsi l'exemple de commissions versées à la faveur, du marché des lycées d'île de France.

"... Que j'ai réparti moi-même à hauteur de 5 MF pour le RPR, ... 1 MF pour le parti communiste, 3,5 MF pour le PS..."

Reste à savoir quel sort le juge Halphen va-t-il réserver à un témoignage posthume, qu'aucun document ne vient pour l'instant étayer.

La publication de cette confession par le journal Le Monde et sa diffusion sur son site Internet, provoque beaucoup de réactions et de questions, tant sur le plan politique que juridique. Quelle valeur accorder à un témoignage posthume dans un dossier aussi sensible. Ces accusations filmées peuvent-elles relancer l'instruction ?

Que vaut la confession posthume de Jean-Claude Méry, diffusée dès cet après-midi sur le site Internet du journal Le Monde. L'affaire est en tout cas jugée suffisamment grave pour avoir suscité immédiatement une réaction solennelle et exceptionnelle de l'Elysée.

Catherine Colonna, porte parole de l'Elysée:
" La manière dont le Président de la République est mis en cause aujourd'hui par un quotidien, est indigne. Les allégation sont mensongères. Ce procédé qui consiste à faire parler un mort autorise toutes les manipulations. Il s'appuie sur un enregistrement réalisé il y a quatre ans, par une personne décédée depuis plus d'un an. L'intéressé mis en examen a été amené, à de nombreuses reprises, à s'expliquer devant la justice, dans des conditions qui elle garantisse l'authenticité et la sincérité de ses propos. Il l'a fait avant et après cet enregistrement, qui est totalement contradictoire avec ses multiples auditions devant le juge. Ce document doit donc être sans délai transmis au procureur de la république de Créteil, afin de s'assurer des conditions dans lesquelles il a été réalisé et soustrait à la justice. Dans une démocratie, la justice, doit l'emporter sur la calomnie. "

A l'Elysée, on souligne que Jean-Claude Méry avait été longuement interrogé par le juge d'instruction, et que cette nouvelle confession, contredit ses dépositions antérieures. En tout état de cause, le document doit désormais être remis à la justice, c'est ce que l'on indique à l'Elysée, une analyse partagée par le Garde des Sceaux.

Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux:
" C'est à la justice, et a elle seule de décider ce qu'elle veut faire de ce document, en toute indépendance. La deuxième chose, c'est que le conseil constitutionnel, c'est prononcé sur la responsabilité pénale du Président de la République, et a dit, il y a un peu plus d'un an, le conseil constitutionnel a dit, que le chef de l'état n'avait pas a être mis en cause pénalement, pour des actes extérieurs à ses fonctions, et commis avant."

Ce sera donc au juge d'instruction d'apprécier souverainement la valeur qu'il entend accorder à ce nouveau document. S'agit-il d'une preuve, non réponde à la majorité les juristes, tout au plus d'un témoignage, limité et difficile à exploiter, puisque le témoin, ne peut plus parler.

Et ce soir tous les partis politiques sont unanimes. Le PS, les verts et le parti communiste mis en cause dans cette confession, se disent indignés par les confessions publiées par le journal Le Monde.

En arrivant au centre national de la bande dessiné d'Angoulême, le Président de la République est interpellé sur cette affaire mais il n'entend pas et ne répond pas. La Journaliste à fait remarquer qu'il préfère se passionner pour un dessin de Pinochio en 3 D.
J-P Rafarin, Président du conseil régional et qui est aussi un proche du Président, a déclaré que l'essentiel c'est de garder c'est nerf, et là Jacques Chirac est une force de la nature. Le Président a décidé de s'exprimer sur cette affaire, lors du journal télévisé de France 2 à 20h00.


Réaction de Jacques Chirac interviewé par Lyse Gusset en Charente:
" Ce système extrêmement organisé, extrèmement précis, j'allais dire, quelle est votre réaction, est-ce que vous avez eu des contacts avec Jean-Claude Méry, est-ce que vous le connaissiez, comment est-ce que vous réagissez sur le fond ? "

Jacques Chirac:
" Je vous ai dit que tout ce qui est dans ce pseudo message, est pour moi sans fondement, mensonge, calomnie, et pour tout dire, manipulation. Et je n'ai pas d'autres choses à dire."

Lyse Gusset:
" Vous avez le sentiment tout simplement que la campagne électorale pour les élctions présidentielles est lancée ?"

Jacques Chirac:
" J'espère que ce n'est pas le moyen choisis par certain pour la lancer. "

Bien que le Monde ait publié les confessions posthume de J-C Méry, le Président de la République ne change rien à son programme. En coulisse pourtant, Claude Chirac responsable de la comunication présidentielle, refuse tout commentaire mais ne quitte plus son téléphone portable. Le Président de la République parle devant les élus locaux de démocratie transparente, où le citoyen serait plus proche du politique. Au même moment Catherine Colonna, porte parole de l'Elysée, fait une déclaration inhabituelle en forme de contre feu au Palais de l'Elysée.

Outre les propos du Président de la République sur France 3 et le démenti de l'Elysée, le porte parole du RPR, Patrick Devedjian s'interrogeait sur une campagne présidentielle qui commence je cite dans une fausse à purain, de leur côté les verts demandent une commission d'enquête parlementaire, Robert Hue dénonce un climat noséabond, et Elisabeth Guigou Garde des sceaux, rappelait que c'était à la justice de décider en toute indépendance des suites à donner à cette confession posthume. Voilà qui ne va pas réhausser l'image des politiques déjà dégradée dans l'opinion.
 


24/09/2000-22h30: Largage d'une bombe par Claude Sérillon lors de son émission:
 
 
Dominique Strauss-Kahn détenait l'originale de la bande vidéo de Jean-Cluade Méry

Après les affaires Urba, Sages, les frégates de Thomson/Taïwan, séries d'épisodes à rebondissement du style Dallas, des nouvelles séries télévisées millésimées 2000 se bousculent au portillon. Aujourd'hui nous avons  la série à rebondissement Méry de Paris, encore un nouveau polar avec quelques acteurs identiques aux précédentes séries.

Lors de l'émission sur le référendum sur France 2 le 24/09/2000 à 22h30, on nous balance cette bombe, une patate chaude aussi brûlante pour la droite que pour la gauche et les invités politiques présents. Claude Sérillon nous révèle que cette information à été révélée sur le site http://www.lexpress.presse.fr/ de la revue L'Express.

Cet article de Jérôme Dupuis et Jean-Marie Pontaut nous apprend que cette déclaration stupéfiante a été faite à la police judiciaire et aux juges Riberolles et Brisset-Foucault par Me Alain Belot, avocat fiscal, qui a été placé en garde à vue le vendredi 22 septembre au soir.
C’est lui qui a mis en relation Jean-Claude Méry et le producteur Arnaud Hamelin, en 1996, pour enregistrer sa confession qui met en cause Jacques Chirac. Me Belot avait assisté à l’enregistrement et récupéré l’original ainsi que les copies. Il a d’abord affirmé aux enquêteurs et magistrats qu’il avait détruit l’original, et sous la pression il a fini par révéler avoir remis une copie lors de l'été 1998 à Dominique Strauss-Kahn quand il était ministre des finances, qu'il connaissait depuis plusieurs années. Il lui aurait donné l'original en avril 1999. En échange, l’avocat aurait réclamé un arrangement fiscal pour un de ces clients, le couturier Karl Lagerfeld sous le coup d’un redressement fiscal estimé à 300 millions de francs. Finalement le fisc aurait  transigé à 50 millions. Me Belot, au passage, aurait perçu 3 MF d’honoraires. Lorsque le témoignage de J-C Méry sort le jeudi 21/09, DSK recontacte Alain Belot. Il lui demande de passer en urgence à son bureau de conseiller régional d' Ile-de-France. L’ancien ministre des Finances lui demande de ne jamais révéler qu’il a détenu l’original de cette cassette. Mais  Alain Belot explique aux enquêteurs qu’il avait informé plusieurs personnes de son entourage, qui confirmeront ses dires, dès qu'il seront interrogés.
L'ex-ministre se retrouve une nouvelle fois en difficulté, l’article 40 du code pénal oblige tout haut-fonctionnaire à dénoncer des faits délictueux dont il a connaissance, d’autant que J-C Méry, n'est décédé qu'en juin 1999. Les juges et notamment Eric Halphen, en charge du dossier des HLM, pouvaient l’entendre. Après cette nouvelle bombe, le PS se retrouve lui aussi embourbé dans la confiture.

25/09/2000:

Le Président Jacques Chirac a téléphoné au Premier Ministre Lionel Jospin pour le sommer de  diligenter une enquête à l'intérieur du ministère des finances, pour savoir dans quelle mesure la cassette de J-C Méry aurait été utilisée pour négocier une transaction financière avec le fisc en faveur.


26/09/2000:
 
Le palmarès des airs indignés n'a pas arrêté de défiler devant les objectifs.
Ce n'est plus un concour, c'est un casting de celui qui est le plus innocent ou naïf 
La classe politique entière prend la population française pour une bande de demeurés dégénérés
C'est a qui qui sera le plus convaincant mais qui ne convaint personne

M. JOSPIN ne manquent pas d'aplomb. Il déclare que le parti socialiste n'est en rien concerné.
Quand a DSK, il déclare que son affaire ne doit pas être l'arbre qui masque la forêt. Chez les socialistes, tout le monde déclare que ce qui doit retenir l'attention, c'est les propos de J-C Méry qui cite le nom du président de la République.
 
Quant à la Gauche caviar, elle oublie un peu trop vite qu'elle est aussi mise en cause dans la vidéo

Ce qui est grave, c'est que les principaux dirigeants politiques, ne se rendent même plus compte, que les français ne croient plus à leur déclaration. Plus ils sont affirmatifs dans leurs propos, plus ils se discréditent.


EUROPE 1, 27/09/200-18h00, une intervention intéressante d'une auditrice:

Une auditrice:
" Je suis très choquée par cette affaire, dans le sens que quand on parle d'amnistier, euh on dit que la France est aujourd'hui une République bananière, c'est peut-être excessif mais ce n'est pas loin, mais je pense que si on amnistie la classe politique, que va-t-on faire de Loïk Le Floch Prigent ou de Christine Deviers-Joncour qui est prise dans une affaire, alors que Roland Dumas sera amnistié. Je ne suis pas l'avocate de Christine Deviers-Joncour, mais quand même, restons un peu lucide. Il y a des gens de la société civile qui actuellement sont impliqués dans ces affaires, donc on va directement vers deux justices. Bon une pour les..."

La journaliste:
" J'entend bien votre argument puisqu'il est conforme à ce que beaucoup d'auditeurs nous disent ce soir, c'est exactement ce que vous avez dit, c'est à dire la justice à deux vitesse. N'empêche que pour l'instant Roland Dumas n'est pas impliqué dans une affaire de financement des partis politiques. On va pas tout mélanger dans les affaires ce soir. Ceci est une parenthèse Danièle."

L'auditrice:
" Je crois que globalement, chacun comprends très bien. Euh, moi à mon avis, à l'heure actuelle, la situtation est sufisamment, grave pour envisager une amnistie très différente. La seule chose qui peut amnistier à mon avis la France, chez les français, c'est qu'on renouvelle la classe politique, et que tous ces gens qui depuis des années utilisent les mêmes méthodes, eh bien s'en aillent, et que des gens jeunes, neufs, propres, émanant de la société civile, qui de plus savent ce que c'est que diriger une entreprise, parce qu'on élie des gens à la tête de grandes villes, sans qu'ils aient des compétences pour gérer des milliards, eh bien je pense qu'aujourd'hui tout ça c'est dépassé, et qu'il faut renouveler considérablement et profondément la classe politique, et que tous ces gens qui réclament l'amnistie, il faut en réalité qu'ils partent."

Suite à l'intervention de cette auditrice, on peut en déduire que c'est une grand claque dans la gueule de toute la classe politique dans son intégralité, preuve que les français n'hésitent plus à dire ce qu'il pense même sur une radio, et que surtout tout le mond en a ras le bol, car c'est toujours les mêmes qui nous dirigent depuis 20 ou 30 ans, et qui se retrouvent comme par hasard achaque fois au milieu des affaires.
D'ailleurs Martine Aubry qui était sur un marché à Lyon le 27/09/2000 a déclaré à un journaliste, que les gens présents n'avaient pas hésité à émettre des propos peu flatteur pour tout la classe politique, preuve que le ras le bol monte partout.

Il y a cependant une anomalie dans notre république appelée une démocratie. Comment peut-on créer un nouveau parti politique en toute légalité sans recruter un ténor de la politique, puisque la loi actuelle ne permet pas à un nouveau parti politique de naître, sans se mettre obligatoirement dans l'illégalité. Nous ne sommes donc pas dans une démocratie, mais dans une dictature qui ne dit pas son nom, car tout est fait pour que d'autres partis neufs ne puissent. Cela risque donc par finir par une révolution du peuple, pour déloger ceux qui ne défendent plus leurs intérêts depuis longtemps.

La journaliste:
" Voilà une petite question et on a bien entendu votre passion, vous avez voté dimanche dernier ? "

L'auditrice:
" Oui, tout à fait. Je considère comme beaucoup, trop de pays souhaitent avoir le droit de vote, alors on vote selon sa conscience, mais je pense que ne pas aller voter est un tort. Parce qu'ensuite on va réclamer d'avoir droit à la parole,  et il sera trop facile pour les hommes politiques de nous dire ce n'est pas la peine qu'on vous la donne, puisque quand on vous la donne, vous ne vous dérangez pas."

La journaliste:
" Donc vous avez voté pour ce quinquennat d'ont on nous dit que peut-être il va permettre de renouveler justement plus rapidement la classe politique. Merci beaucoup Danièle et je souligne encore combien votre propos est conforme à ce qu'on lit ce soir de vos messages."

Le journaliste:
" D'ailleurs on retrouve à travers les mots de Danièle ceux employés l'autre jour par Jean-Marie Colombani donc dans la justification de la publication de l'acticle donc de la cassette dans Le Monde en disant qu'il était temps qu'effectivement une nouvelle génération arrive aux commandes. Valéry Curtet, vous être Président de l'union syndicale des magistrats, donc organisme majoritaire. Je suppose que pour vous l'idée même d'une amnistie pour votre corporation apparaît ce soir comme totalement absurde."

Valéry Curtet, Président de l'union syndicale des magistrats:
" C'est totalement inenvisageable, et je dois dire que je suis stupéfait que après dix ans d'affaires, après dix ans de relation conflictuelle entre le politique et le judiciaire, on ose encore parler d'amnistie. Ceux qui utilisent ce mot, n'ont vraiment rien compris au film, rien compris du tout. Donc l'amnistie est inenvisageable. La dernnière amnistie, on en a vu les conséquences à la fois politique dans le monde juidiciaire également. Je crois qu'il faut certainement trouver une solution pour sortir de cette situation de blocage. Mais l'amnistie ça revient à dire qu'on passe un coup d'éponge sans que les français aient le droit de savoir. On passe un coup d'éponge judiciaire, c'est ça l'amnistie, onne poursuit plus personne, toutes les procédures s'éteignent. Or ce que je crois, c'est que mainbtenant indépendamment de la marche des procédures judiciaires, qui continuent, c'est un gros problème, on essaie plus d'entraver les instructions. La justice sera une part de vérité mais quand, dans dix ans. Les procédures judiciaires dont on parle aujourd'hui, aboutiront, si elle passe devant le tribunal correctionnelle, ensuite devant la cour d'appel, puis devant la cour de cassation, on aura une vérité judiciaire dans dix ans."

Soyons sérieux, qui peut croire que cela va durer encore pendant 10 ans, il faut être naïf. Tout le monde en France en a marre de travailler, de se serrer la ceinture, pendant que d'autres vivent au frais de la princesse, et s'engraissent en toute illégalité. Conclusion,
Après une dissolution de l'Assemblée Nationale, pourquoi il n'y aurait pas une dissolution de la Cinquième République.
Problème par quoi la remplacer. Par les mêmes ?

Le journaliste:
"Est-ce que n'est pas possible dans le climat actuel."

Valéry Curtet, Président de l'union syndicale des magistrats:
" Est-ce pendant dix ans on peut rester dans cette situation où la droite et la gauche se renvoit la balle en disant, non ce n'est pas moi, c'est vous qui avez commencé, on en a pris plus que vous, tout le monde le sait bien. Sans vouloir parler de culpabilité des un ou des autres parce que la culpabilité c'est la problème de la justice. Tout le monde sait bien qu'il y a eu des financements illégales, tout le monde sait bien aussi qu'il y a eu de l'enrichissement personnel, qu'est ce qu'on propose pour que ça ne se reproduise plus."

Le journaliste:
"...Je voudrais vous posez une question précise. Aujourd'hui, DSK a été entendu sur la cassette, sur l'affaire de la cassete donc dans le cadre des HLM de Paris, par le juge Halphen, à priori techniquement, il n'y a aucune raison que le juge Halphen ne demande pas l'audition du président de la république. Que va-t-il se passer d'après vous ?"

Valéry Curtet, Président de l'union syndicale des magistrats:
" Un juge d'instruction peut demander l'audition du Président de la République, ça ne s'est jamais produit dans l'histoire de nos institutions. Ce n'est interdit par rien, ni par le texte de la constitution, ni par le texte du conseil constitutionnel, d'ailleurs controversé. Si cela se produit, eh bien on verra bien ce qui adviend mais en tout cas, rien n'interdit à un juge d'instruction de demander l'audition comme témoin du Président de la République."

Il est curieux d'entendre dire aujourd'hui les hommes politiques affirmer qu'il ne faut pas utiliser les affaires pour conquérir un siège, car c'est en quelque sorte un moyen déloyale et peu recommandable. Forcément tout le monde est mouillé.
Si l'Elysée et Matignon décident d'une trève, c'est tout simplement parce qu'ils ont peur d'exploser en vol. Mais de toute façon c'est trop tard, car le détonateur est déjà amorcé, reste plus qu'à attendre la suite des évènements.

Il faut être conscient d'une chose, et être prévoyant à court terme, c'est que même si on fait le ménage comme le proposent certains, si on veut virer tous ceux qui sont impliqués dans les affaires et surtout les remplacer par des gens propres, les premiers n'hésiteront pas à mettre le pays à feu et à sang, pour ne pas perdre les avantages dont il disposent déjà. Au besoin, ils exciteront surtout les syndicats de fonctionnaires, en brandissant la perte de leurs avantages, ce qui sera inévitable, mais surtout pour la haute élite, qui aura donc un intérêt évident à exciter ses troupes, et a provoquer une guérilla urbaine, et des batailles rangées.
Comme de toute façon avec la pression fiscale actuelle, une réaction de la population est inévitable, tous les indicateurs d'alertes sont au rouge, tôt ou tard une révolution guette ce pays, et personne n'y pourra rien. Il n'est pas dit que l'euro arrive, et que l'on tienne ainsi jusqu'au présidentielle. D'ailleurs il est curieux que ELF/Total/Fina annonce dès ce jour une baisse des prix à la pompe de 20 centimes, on pourrait croire qu'il y a eu une intervention des politiques pour faire baisser la pression, surtout que l'affaire DSK n'a fait qu'empirer ce que pense la majorité de la population de la classe politique. La gauche semble oublier un peu vite qu'elle est aussi citée dans la cassette de Jean-Claude Méry.


FR3, 04/10/2000:
7 français sur 10 jugent anormale l'immunité présidentielle. C'est le résultat d'un sondage en rapport avec la publication posthume de Jean-Claude Méry. Une affaire à rebondissement  avec une nouvelle révélation. Roger Carrouchi, bras droit de Philippe Seguin, est mis en cause. Le sénateur RPR est en effet cité dans la cassette, c'est ce qu'a révèlé le Canard Enchaîné.

Dans cette vidéoconfession partiellement reproduite dans le quotidien Le Monde, Jean-Claude Méry avait laissé entendre que le personnel politique, avait largement été rassasié. Aujourd'hui le Canard Enchaîné lâche le nom d'un nouveau convive. Roger Carrouchi, actuel sénateur RPR des Hauts de Seine, Président du Groupe Gaulliste au conseil régional d'île de France, et directeur de campagne du candidat Seguin à la mairie de Paris. Cuisiné par notre confrère, Carrouchi reconnaît avoir fréquenté Méry. Tous deux était d'ailleurs membres du comité central du RPR. Un lien qui aurait servi en 88 lors des cantonales à Nanterre, poussé par Pasqua, Carrouchi cherchait alors un premier mandat politique. Selon Méry, le candidat serait venu chercher pendant plusieurs mois, la mane d'opérations réalisées sur le terrain. Malicieusement le Canard a relevé plusieurs contradiction dans les propos de Carrouchi. Ce dernier affirme avoir espéré une aide financière de Méry, mais dénonce dans le même temps ses méthodes pour affirmer finalement qu'il ignorait tout de ses activités. Pour conclure, Carrouchi déclare avoir été finalement lâché par Méry, comme une vieille chaussette. Joint cet après-midi, Carrouchi qualifie les aveux vidéo de torrents de boue sans aucun sens, ni véracité. Quant aux propos que lui prête le Canard, il préfère les ranger au rayon manipulations politiques visant à déstabiliser son patron, Philippe Seguin.


10/10/2000: Assemblée Nationale, Noël Mamère relance le débat:

La député RPR Roselyne Bachelot s'en prend à Lionel Jospin qui a son tour demande à la droite de ne pas utiliser les affaires dans le débât public. Le député Noël Mamère à interrogé le ministre de la justice sur l'immunité du Président de la République Jacques Chirac, et sa responsabilité pénale pour des faits antérieurs à son entrée en fonction.
 
 

M. Noël Mamère:
Madame la Garde des Sceaux, la prétendue immunité pénale du Président de la République pour des faits commis antérieurement à son entrée en fonction résulte de la conjonction de deux facteurs aussi inacceptables l'un que l'autre au regard du droit.

Le premier est la fameuse décision du Conseil constitutionnel du 22 janvier 1999, qui a accordé cette immunité dans les conditions que l'on sait et alors qu'on ne lui demandait rien sur le sujet. Il fallait en effet protéger le Président de la République d'une action en justice conduite par l'écologiste Pierre-Alain Brosseau à propos des emplois fictifs à la ville de Paris.

Le second, c'est l'étonnante décision de M. le procureur général près la Cour de cassation de ne pas saisir cette juridiction de la question que tout le monde se pose à propos de la responsabilité de l'actuel Président de la République dans les affaires aujourd'hui instruites par certains juges.

De tout cela, les Français retirent la pénible impression que la justice a accordé une sorte d'impunité au Président de la République... puisqu'il est déclaré au-dessus des lois pour des faits antérieurs à son entrée en fonctions. Ils en sont, à juste titre, choqués, comme le confirment de récentes enquêtes d'opinion qui ne laissent pas place au doute.
(Nombreuses protestations sur les bancs de la droite)

Or, ces prétendus arguments juridiques sont faux et je vais m'efforcer ici de le démontrer. Tout étudiant de première année de droit connaît l'autorité relative des décisions du Conseil constitutionnel en matière pénale depuis que celui-ci avait, dans une petite phrase, déclaré en 1973, que le pouvoir réglementaire ne pouvait fixer de peines d'emprisonnement. Fort heureusement, quelques mois plus tard, la chambre criminelle de la Cour de cassation rappela que le juge pénal appliquait les textes et n'avait pas à contrôler la constitutionnalité des lois. L'avis du Conseil constitutionnel devenait par là même sans effet. De même, ce Conseil ne peut aujourd'hui
créer de toutes pièces une impunité pénale non prévue par la loi ni dicter au Parquet sa politique pénale.

La justice pénale a déjà tranché la question de savoir si un Président de la République peut être poursuivi pour des actes antérieurs à son entrée en fonctions, et ce en 1974, alors que notre ami René Dumont avait poursuivi le Président Giscard d'Estaing, nouvellement élu, devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour infraction à la loi sur l'affichage électoral. Le tribunal, suivi par la cour d'appel, avait relaxé le Président mais s'agissant de sa compétence, il avait considéré que, cette dernière n'ayant pas été contestée par M. Giscard d'Estaing malgré son accession à la présidence de la République, la partie civile avait valablement saisi la
juridiction de droit commun. Ce qu'une partie civile a pu faire en 1974, le Parquet de la République peut le faire en 2000 sauf à risquer une régression du droit et de la démocratie. Il le peut depuis que Le Monde a révélé le 22 septembre dernier qu'un certain M. Méry aurait, selon ses propres déclarations, remis « 5 millions de francs en liquide directement sur le bureau de M. Roussin, en présence de M. Chirac » (Nombreuses protestations sur les bancs de la droite)

M. le Président - Posez votre question, je vous prie.

M. Noël Mamère:
Madame la Garde des sceaux, nous aimerions savoir, et les Français avec nous, ce qui vous empêche d'ordonner au Parquet, comme vous en avez le pouvoir et le devoir, de mettre en mouvement l'action publique par citation directe contre personne dénommée pour qu'un tribunal indépendant et impartial puisse connaître de la véracité ou de la fausseté des graves accusations portées contre le chef de l'Etat par M. Méry (Protestations sur les bancs du groupe du RPR, du groupe UDF et du groupe DL). Si le Gouvernement ne faisait pas son devoir, des parties civiles pourraient éventuellement déclencher elles-mêmes l'action publique: la faisabilité en est à l'étude (Mêmes mouvements).

Mme Elisabeth Guigou, garde des sceaux, ministre de la justice:
L'article 68 de la Constitution dispose que « le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique et à la majorité absolue des membres les composant, il est jugé par la Haute cour de justice ».

Dans sa décision du 22 janvier 1999, le Conseil constitutionnel a estimé qu'il résulte de cet article que « le Président de la République pour les actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions et hors cas de haute trahison bénéficie d'une immunité. Au surplus, pendant la durée de ses fonctions, sa responsabilité pénale ne peut être mise en cause que devant la Haute cour de justice selon les modalités fixées par le même article. » Le Conseil constitutionnel a pris cette décision à l'occasion de l'examen de la conformité à la Constitution du traité relatif à la Cour pénale internationale. Il ne m'appartient pas d'apprécier le bien-fondé de cette décision.

Pourquoi ne pas avoir enjoint au procureur général de la Cour de cassation de former un pourvoi à l'encontre de l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Versailles ? C'est que, dans ce dossier comme dans les autres, je m'en suis tenue à ma ligne de conduite constante qui est de respecter totalement l'indépendance de la justice et de ne jamais intervenir dans une affaire individuelle, fût-ce par la voie d'un recours exercé dans l'intérêt de la loi. C'est la ligne définie ici même par le Premier ministre en juin 1997 : il n'y a pas eu d'exceptions et il n'y en aura pas.
 

Une affaire intéressante qui ne fait pas de bruit chez les Verts: (Source Marianne 09/10/2000)
" Au conseil régional Nord-Pas-de-Calais, les Verts ont toujours affirmé que la construction des lycées constituait la pompe à finance du PS. Ils ont été entendus, puisque la cour de Justice des Communautés Européennes à Luxembourg, a mis en cause l'adjudication des marchés pour la construction des lycées dans la région Nord, aux motifs principaux ci-dessous:
    - sélection limitée des candidatures,
    - mode de désignation,
    - non-communication de procès verbaux.
 
 
Mme Roselyne Bachelot-Narquin:
Le Président de la République a expliqué devant les Français que la vidéo le mettant en cause relevait d'une manipulation et était mensongère pour ce qui le concerne. Les faits intervenus depuis le confirment.

Monsieur le Premier ministre, vous ne vous êtes pas encore expliqué directement devant les Français alors que cette vidéo vous met directement en cause en tant que premier secrétaire du parti socialiste et alors que M. Monate, l'un de vos proches, a confirmé avoir reçu des sommes importantes pour votre parti. Nous souhaitons qu'à votre tour, vous nous apportiez les éclaircissements nécessaires.
 

M. Lionel Jospin, Premier ministre:
Je ne comprends pas bien la logique qui vous pousse à ne pas donner foi aux imputations directes et précises concernant une personnalité publique, portées dans une cassette vidéo dont un grand quotidien du soir a publié le texte, et dans le même temps à attacher du prix à celles qui, à aucun moment, ne visent une autre personnalité publique. Je vous suggère donc de laisser la presse s'exprimer sur ces sujets et la justice, lorsqu'il y a lieu, conduire les enquêtes nécessaires. Pour le reste, je vous suggère de suivre mon exemple et de vous garder de vouloir utiliser les affaires dans le débat public.
 

Déclaration du Président du groupe RPR, Jean-Louis Debré:
" M. Jospin est hypocrite, et nous voudrions, qu'enfin, on s'intéresse aux vrais sujets, aux vrais questions qui intéressent les français."

Déclaration du Président du groupe Socialiste Jean-Marc Ayrault:
"Il faut respecter l'indépendance de la justice, et l'hémicycle de l'assemblée nationale n'a pas à être transformé en prêtoir."

L'assemblée s'en tient donc à la prudence sur les affaires, bien que Noël Mamère continue toujours à réclamer des explications, mais en solitaire.

Commentaire du journaliste Gérard Leclerc (France 2 10/10/2000):
" Halte au feu. Le ministre de la justice se limite à lire le droit et à dire qu'elle n'interviendra pas. Une majorité et une opposition qui jouent profil bas. Puis un Conseil Constitutionnel, fait rarissime publie un communiqué pour justifier ses décisions sur la responsabilité pénale du Président de la République. Alors certe, comme toujours il y a eu quelques couacs, on l'a vu, le franc tireur Noël Mamère qui a posé sa question, mais a argumenté finalement assez modérément. Le socialiste Raymond Forni qui charge le Président à contre temps, et puis côté RPR, Jean-Louis Debré agressif, et Roselyne Bachelot qui avec un décalage, a du louper un épisode."
 


Les mises en examen tombent de tous bords 01/12/2000:

Louise Yvonne Caseta, ex-trésorière non officielle du RPR, à peine sortie de son procès retombe dans les ennuis judiciaires, mais elle n'est pas la seule. Elle entraîne dans son sillage Michel Roussin, qu'elle cite comme étant l'organisateur d'un système de financement occulte. Jean Pierre Thomas, trésorier officiel du parti républicain a lui aussi mis en cause Michel Roussin. Il en a été de même pour Gérard Tarbenesse du parti socialiste. Ils ont parlé tous les trois. L'ex-ministre Michel Roussin et directeur du cabinet de Jacques Chirac a été arrêté. Des perquisitons ont été réalisées aussi chez Jacques Attali et Jean Christophe Mitterrand, le fils de François Mitterrand. Ces deux derniers ont aussi été mis en examen. Que de monde.
 



 
 
Vous pouvez être sûr qu'en ce moment tous les principaux journaux sont sur écoute.

 
 
On n'aura peut être pas besoin d'Alfred Sirven pour faire sombrer la cinquième République.

 
DATE EVENEMENTS
1985 à 1992 J-C Méry collecte 40 MF pour le RPR en liquide et sous forme d'emplois fictifs. (CE27/09/2000 p03)
 1988 à 1991 Maître Belot était le collaborateur de DSK, à la commission des finances de l'Assemblée Nationale. (Le Monde 29/09/2000 p06).
 23/01/1994 Les agents de la Direction Nationale des Enquêtes Fiscales (DNEF) se rendent au onzième étage du palais de justice de Créteil et rencontre le chef de la section économique et financière, Marc Brisset Foucault, juge maintenant au pole économique et financier du tribunal de Paris. Ils sortent le dossier de Francis Poullain, PDG de la SAR, d'un bureau d'étude de la gauche basé à Monaco, et celui de J-C Méry, qui était membre du comité central du RPR. La chancellerie ne bloque pas le dossier, Pierre Méhaignerie, Garde des Sceaux, reste fidèle à sa conduite, de ne pas étouffer les affaires. 
(Le Point 29/09/2000 p68)
 xx/05/1994 Francis Poullain, PDG de la SAR, est reçu par le conseiller de Pierre Méhaignerie, Garde des Sceaux. Mais il comprend qu'il ne peut espérer aucune intervention. (Le Point 29/09/2000 p69)
 13/09/1994 Un appel anonyme prévient le juge Halphen que Francis Poullain qui a été remis en liberté doit rencontrer J-C Méry, dans un cercle maçonnique. Les policiers sur place ratent la rencontre mais assistent à celle du PDG de la SAR, et du PDG d'un bureau d'études sur le chauffage, Thierry Curtet, qui sera lui aussi mis en examen 2 mois plus tard. (Le Point 29/09/2000 p69)
 xx/09/1995 Fred, patron du bar xxxxxx rencontre J-C Méry par hasard après sa sortie de prison. Il est alors malade, et déprimé et lâché par ceux qu'il avait pourtant aidé et financé avant ses ennuis judiciaires. Fred a monté une société de bâtiment Secobat, et il propose à Méry de s'en occuper, qui tentera de réactiver ses réseaux sans le moindre succès. (Marianne 09/10/2000 p19)
 29/09/1994 J-C Méry est mis en examen et incarcéré par le juge Halphen. 
(Le Point 29/09/2000 p69)
 xx/11/1994 Michel Roussin, Ministre de la coopération est contraint de démissionner de son poste. (Le Point 29/09/2000 p69)
 13/12/1994 Le juge Eric Halphen perquisitionne la permanence électorale de Didier Schuller à Clichy; (Le Point 29/09/2000 p69)
 13/02/1995 J-C Méry est remis en liberté. (Le Point 29/09/2000 p69)
 xx/xx/1995 L'affaire commence quand il est convoqué par les juges dans le cadre du dossier des HLM de Paris. Pour obtenir un marché public, les entreprises devait obligatoirement passer par lui. L'office envoyait illégalement à J-C Méry les noms des entreprises candidates. Pour chaque marché, c'est lui et lui seul qui choisissait l'heureux élu, pas forcément la moins chère, souvent la plus généreuse. L'entreprise Ascenseur C.G.2.A, filiale de Vivendi a ainsi remporté une grosse part d'un énorme contrat, les ascenseurs des HLM de Paris. Rapidement, tous les grands noms du bâtiment on fait le chemin qui menait à son quartier général. Même à gauche certains reconnaissent les contacts avec le spécialiste immobilier du RPR, comme Gérard Monate, un ancien d'URBA. (FR2 22/09/2000)
 xx/03/1995 Jean-Claude Méry sort après 6 mois de prison, mais se retrouve sans aucune aide, même de ceux qu'il a pourtant aidé. Des amis lui conseille de faire une vidéo en cas d'accident (Le Monde 29/09/2000 p06)
 xx/xF/1995 J-C Méry informe quelques membres de son entourage, qu'il a enregistré une vidéo confession, alors qu'elle n'est pas encore faite. Il cherche un journamliste neutre. Son avocat Alain Belot lui donne le nom d'Arnaud Hamelin, client de son associé. (Le Monde 29/09/2000 p06)
 xx/10/1995 Le parquet de Paris délivre un réquisitoire supplétif au juge Halphen qui lui permmet d'enquêter sur les factures du bureau d'études de J-C Méry qui déclare sur la cassette vidéo que les procédures ont été relancées " sur instruction du cabinet de Nicolas Sarkosy, et M. Srkosy l'a fait sur instruction très spécifique de certaines personnes de l'entourage de M. Balladur et du cabinet Juppé. ça je peux le dire, je le sais. On connaît les noms." (Le Point 29/09/2000 p69)
 xx/12/1995 Michel Roussin qui avait été mis en examen bénéficie d'un non lieu. Le chauffeur et la secrétaire de J-C Méry s'étaient rétractés dans leur témoignage, dans lequel ils avaient parlé d'enveloppe d'argent en liquide. (Le Point 29/09/2000 p69)
 22/05/1996 Maître Alain Guilloux appelle le PDG de Sunset Presse, Arnaud Hamelin, qu'il a comme client, pour convenir d'une date pour l'enregistrement du témoignage vidéo de J-C Méry. Ce dernier ne mettra pas dans la confidence son avocate, Maître Frédérique Pons, fille de l'ex-secrétaire général du RPR, Bernard Pons. 

A. Hamelin vient immédiatement au bureau des deux avocats et là Maître Belot lui propose d'enregistrer un témoignage confidentiel: " Je répond par l'affirmative, et il me présente alors Jean-Claude Méry, qui attendait dans une pièce attenante. Il m'a dit qu'il voulait un journaliste indépendant car son témoignage devrait être divulgué s'il lui arrivait quelque chose ou après sa mort." un rendez-vous est pris pour le surlendemain. (Le Monde 29/09/2000 p06)
 23/05/1996 Arnaud Hamelin décommande le soir à la dernière minute, le caméraman qu'il avait prévu pour le lendemain. Maître Belot refuse la présence d'un tier. C'est Arnaud Hamelin qui devra enregistrer le témoignage avec un camescope.
(Le Monde 29/09/2000 p06)
 24/05/1996 Jean-Claude Méry, en présence de son avocat Me Belot, arrive discrètement vers 09h00 par le sous-sol, pour enregistrer une vidéocassette testament chez le producteur de télévision Harnaud Hamelin, PDG de Sunset Presse, rue de la Faisanderie. L'enregistrement se fera dans son bureau et va durer 01h00, et ne comportera que deux interruptions. Maître Belot prendra la cassette et partira avec J-C Méry, qui ne veut pas que la cassette soit diffusée avant sa mort, sauf instruction contraire. Philippe Balland, rédacteur en chef de 1991 à 1997 à Sunset, était présent dans l'agence ce jour ainsi que le pigiste Christophe Weber. (Le Monde 29/09/2000 p06)
 xx/09/1997 Fermeture de l'entreprise de Fred, la Secobat (Marianne 09/10/2000 p19)
 xx/05/1998 Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux déclarait à l'époque qu'il n'était pas exclu que: " Comme tous les français, le Président puisse être traduit devant les tribunaux s'il a commis des délits ".
Aujourd'hui, sa position a bien changé. (Le Point 29/09/2000 p69)
 11/05/1998 J-C Méry commence à parler devant le juge Halphen et à expliquer comment le marché de la ville de Paris a été passé. (Le Point 29/09/2000 p69)
 xx/06/1998 Maître Belot fait une copie de la cassette mais interdit tout utilisation. 
(Le Monde 29/09/2000 p07).
été 1998 Me Belot qui avait assisté à l’enregistrement vidéo de Méry remet une copie à DSK quand il était ministre des finances, puis l'original en avril 1999.
(Web l'Express 24/09/2000)
 08/10/1998 Lionel Jospin déclare sur les affaires à l'époque: " Je ne crois pas que les responsables politiques, compte tenu de la diversité des problèmes et des affaires, aient intérêt à s'attaquer sur ce terrain."  (Le Point 29/09/2000 p69)
 xx/03/1999 Jacques Chirac est mis en cause dans l'affaire des emplois fictifs de Paris. (Le Point 29/09/2000 p68)
 06/04/1999 Me Belot qui avait assisté à l’enregistrement vidéo de Méry remet l'original à DSK quand il était ministre. (Web l'Express 24/09/2000)
 11/06/1999 Décès de Jean-Claude Méry d'un cancer.
 xx/06/1999 Arnaud Hamelin veut récupérer la cassette, et il s'adresse à Allain Guilloux et il apprend qu'il est en conflit ouvert avec son associé, Maître Belot. A Hamelin tente alors de le rencontrer mais impossible. La demande désormais posthume de Méry n'est pas respectée par son propre avocat. (Le Monde 29/09/2000 p07).
"M'arriverait-il quelque chose et selon les accords que nous avons entre nous, cette bande serait-elle enregistrée, que je veillerais attentivement à ce que vous soit transmise et à celui qui doit utiliser cette bande l'intégralité des informations..." 
 xx/08/1999 Les problèmes de Karl Lagerfelf ont été résolu avec le fisc à cette période. Ce qu'il reconnaîtra par la suite. (Le Point 29/09/2000 p65)
 28/10/1999 Le juge de Créteil, Eric Halphen ferme l'enquête des HLM de Paris ouverte en 1994.(Le Monde 29/09/2000 p06).
 xF/03/2000 Arnaud Hamelin fini par obtenir une copie de la cassette de J-C Méry, par Allain Guilloux. Il n'a pu obtenir l'original avec son associé avec qui il est en conflit ouvert avec Maître Belot depuis mi-1999. A. Guilloux dit expliquera par la suite au Parisien: "Il m'a dit qu'il ne pouvait pas récupérer l'original, qui était au coffre de M. Belot, mais qil en avait une copie." Est-ce après avoir découvert que l'original de la cssette a été remis à un tiers, on ne le sait pas. (Le Monde 29/09/2000 p07).
 02/05/2000 Libération de ce jour révèle que le couturier Karl Lagerfeld à fait l'objet d'un redressement fiscal de 200 MF. En réalité la somme est exagérée, il sera établi quelques jours après l'explosion de l'affaire qu'il s'agit de 80 MF transigé à 46 MF. (L'Express 28/09/2000 p90)
 03/05/2000 Suite à l'article du journal Libération, Karl Lagerfeld déclare: " Mes démêlés avec le fisc étaient réglés depuis longtemps. Cela s'est passé avec DSK. Vous voyez que ce n'est pas d'hier. Je lui dois un grand merci, dites le bien à vos lecteurs." (L'Express 28/09/2000 p90)
 xF/08/2000 Arnaud Hamelin commence à prendre contact avec les chaînes de télé, et propose de réaliser un long sujet. Tous les journalmistes visionnes le document mais personne n'ose se mouiller. C'est pour cette raison que A. Hamelin va voir le journal Le Monde. (Le Monde 29/09/2000 p07).
 xD/09/2000 A. Hamelin contacte le journal Le Monde, pour proposer la cassette. Le Monde fait des vérifications et constate que les éléments recoupent le dossier du juge Halphen. (Le Monde 29/09/2000 p06).
 08/09/2000 Un journaliste du Monde visionne pour la première fois la cassette à Sunset Presse. (Le Monde 29/09/2000 p07).
 15/09/2000 Jérôme Monod reçoit un appel d'un chiraquien. Un interlocuteur du conseiller du Président de la république dit: "Attention on parle aussi d'une cassette autour de J-C Méry". Un article de Valeurs actuelles accuse le gouvernement de préparer une amnistie pour la Corse, ce qui le met en difficulté et fait tomber les sondages de L. Jospin. (L'Express 28/09/2000 p94)
 19/09/2000 Le Président Chirac reçoit les responsables du RPR comme si de rien était. (L'Express 28/09/2000 p94)
Me20/09/2000 Le journal Le Monde faxe une lettre à l'Elysée à 19h00, dans laquelle il stipule leur intention de diffuser la retranscription de la bande  vidéo posthume de Jean-Claude Méry. L'Elysée sait donc que l'article va être publié. (L'Express 28/09/2000 p94)
J21/09/2000 Le Monde n'a aucune réponse de l'Elysée. Diffusion de la première partie du témoignage de Jean-Claude Mery dans le journal Le Monde du 22/09/2000.
Dès la sortie du témoignage de vidéo de Méry, DSK contacte Me Belot pour lui demander de ne pas révéler qu'il était en possession de la cassette.
(L'Express 24/09/2000)


DSK fait fouiller sa voiture pour retrouver la fameuse cassette Méry, que maître Belot lui avait remis en avril 1999. (Le Monde 29/09/2000 p07).


Dominique de Villepin travaille à orienter les réactions des chiraquiens. C'est aussi lui qui mettre dans le discours du Président le terme d'abracadabrantesque, inexistant dans le dictionnaire, qui choquera beaucoup de monde. La porte parole de l'Elysée, Catherine Colonna, fait une intervention exceptionnelle le soir. (L'Express 28/09/2000 p94)


Dans l'après-midi, dès la diffusion du journal du Monde, DSK appelle Maître Belot et il lui fixe un rendez-vous à son bureau d'île de France pour le soir. Selon Maître Belot, DSK lui avait demandé de ne pas parler de la remise de la cassette. (L'Express 28/09/2000 p91)


Le Premier Ministre déclare le soir: " Je n'ait aucun commentaire à faire sur ce sujet "
V22/09/2000 Diffusion de la deuxième partie du témoignage de Jean-Claude Mery dans le journal Le Monde du 22/09/2000. Perquisition de 4 juges, Desmures, Halphen, Riberolle, dans les locaux de de Sunset Production pour saisir la cassette vidéo, et trouver d'autres documents.


Le juge Eric Halphen de Créteil rouvre l'enquête des HLM de Parisqui avait été fermé le 28/10/1999.(Le Monde 29/09/2000 p06).


Les proches de Chirac ne pensent pas qu'il faille chercher l'origine du coup du côté de la gauche. Si Jérôme Monod téléphone beaucoup, tout le monde protège le Président, et personne ne nit en totalité toutes les affirmations de J-C Méry, sauf les plus explosives. (L'Express 28/09/2000 p94)


Dominique Voynet, ministre de l'environnement interpelle Jacques Chirac FR2:
" Moi je crois indispensable que le Président de la République demande à être entendu par la justice. Il en va non seulement de la grandeur de sa fonction, mais il en va aussi de la crédibilité des partis dans notre pays ". 
V22/09/2000 Au soir: Mise en garde à vue de Me Belot qui avait assisté à l’enregistrement vidéo de Méry. Il a affirmé aux enquêteurs qu’il avait détruit l’original, et sous la pression  révèle avoir remis une copie lors de l'été 1998 à DSK quand il était ministre des finances, puis l'original en avril 1999, en échange d'un arrangement fiscal pour le couturier Karl Lagerfeld sous le coup d’un redressement de 300 millions de francs, qui sera transigé à 50 MF. Me Belot a perçu au passage 3 MF d’honoraires.


Grande panique dans le monde politique, il apprend que des documents ont été confiés à un tier. Personne ne le montre, mais tout le monde est inquiet.


Les verts réclament une commission d'enquête parlementaire.


Jean Tibéri déclare: " J'ai dit depuis des années que je n'étais ni de près ni de loin associé à quoi que ce soit de répréhensible dans tous les domaines, et notamment dans celui-ci. Bon,  je l'ai dit et je le confirme. Et encore une fois je comprends la réaction du Président de la République. Il faut savoir ce que c'est les attaques injustes et mensongères, et j'approuve totalement sa réaction."
Cette affaire imprévue permet à Jean Tibéri de passer au second plan de l'actualité.
" Ce qui gêne Jacques Chirac ne me fait pas plaisir. Nous avons des liens d'amitié depuis longtemps, donc tout ce qui peut lui porter préjudice ne me satisfait pas, et je regrette bien entendu vivement, tout ce qui se fait et encore une fois j'approuve totalement sa déclaration d'hier soir."
S23/09/2000 Les chaînes de télé expliquent dans la presse écrite pourquoi elles n'ont pas diffusées la cassette vidéo posthume de J-C Méry
D24/09/2000 L'Express aprenant que DSK avait eu la cassette tente de le joindre sur son portable, mais il n'arrive pas à le joindre. L'Express publie en fin de journée que DSK a eu la cassette de Méry entre les mains. (L'Express 28/09/2000 p100)


DSK réagi dans l'urgence et explique qu'il n'a pas vu la cassette. 
En apprenant les premières affirmations de DSK, Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux à quelques minutes d'une émission de télé est stupéfaite et laisse échapper: 
" Ce n'est pas possible, il est devenu fou". (L'Express 28/09/2000 p100)

DSK pendant ce temps s'explique au téléphone avec le Premier Ministre.
(L'Express 28/09/2000 p100)

Claude Sérillon dans son émission sur le référundum sur France 2 à 22h30 déclare que L'Express révèle sur son site Internet que DSK possédait la cassette posthume de Méry.
L25/09/2000 Perquisition dès le matin dans une banque de la BNP-Paribas pour récupérer des documents de Jean-Claude Méry dans le coffre de Maître Belot. On y trouve deux lettres adressées à Monsieur le Président, mais on ignore de qui il s'agit.
(L'Express 28/09/2000 p91)


Les parlementaires socialistes font leur rentrée à Lyon avec la gueule de bois, après l'échec du référendum, et surtout avec la bombe DSK.

Le président Jacques Chirac somme dès 09h00 le matin par téléphone Lionel Jospin de " Le Président de la République a appeler le Premier Ministre à la suite de l'éventuelle implication de son ancien ministre de l'économie et des finances Dominique Strauss Kahn dans l'affaire de l'enregistrement Méry. Il lui a demander de diligenter une enquête au sein de l'administration fiscale pour vérifier dans quelles circonstances et dans quelles conditions une transaction fiscale aurait pu à cette occasion être opérée. Il a demandé que tous ces éléments soient transmis à la justice ".(Libération 26/09/2000p3)


L'Express a tenté de joindre DSSK sur son portable, mais celui-ci a refuser de leur répondre. (L'Express 28/09/2000 p91).


A 11h, le Premier Ministre Lionel Jospin réunit 3 ministres, L. Fabius pour les finances, E. Guigou pour la justice, et Daniel Vaillant pour l'intérieur. Après la réunion, il diffuse un communiqué: "La justice est saisie des faits liés à l'existence, au contenu et aux conditions de diffusiond'une cassette contenant des propos de M. Jean-Claude Méry. Le Président de la République m'aynat demandé qu'il soit diligenté une enquête au sein de l'administration fiscale, j'ai demandé au ministre de l'économie et des finances que l'ensemble des pièces susceptibles d'éclairer la justice soient réunies. Le ministre m'a indiqué qu'elles sont tenues aujourd'hui même à la disposition de la justice... Contrairement à ce que demande le chef de l'état, en raison du secret fiscal, nous ne pouvons pas mener d'enquête publique. Seule la justice peut le faire, et c'est pourquoi nous remettons à sa disposition tous les éléments du dossiers." (Libé 26/09/2000p3)


Le Premier Ministre annonce en début d'apès midi que toutes les pièces demandées au ministère des finances ont été réunies.


16h00, déclaration de Odette Grzegrzulka, député de l'Aisne:
" C'est une honte pour le PS, une grande trahison pour Jospin. Il faut que, très vite, DSK prenne conscience du mal qu'il nous fait, qu'il démissionne de ses mandats et que le PS l'exclue."


Le Premier Ministre au lieu de prendre le TGV, prendra plus tard l'avion dans l'après midi pour se rendre à la rentrée des parlementaires socialistes. Il déclare:
" Cette histoire de cassette de Méry ne me concerne en rien." Pour certains, il est possible que L. Jospin est découvert l'existence de cette cassette par la  presse. D'autres vont plus loin et déclare, que ce ne serait pas la première fois que DSK utiliserait des méthodes douteuses sans rien dire à L. Jospin. Cette attitude révoltera certains élus présents à Lyon. C'est la panique qui s'installe et certains élus n'hésitent pas à parler de catastrophe. (L'Express 28/09/2000 p100)
Les magistrats perquisitionnent le domicile de DSK en début d'après midi.



A 20h les magistrats arrivent au conseil général d'Ile de France pour perquisitionner le bureau de DSK, qui est contraint d'annuler son passage sur TF1 à 20h00. Ils repartiront à minuit sans avoir trouvé la cassette.(L'Express 28/09/2000 p91)
M26/09/2000 Les membres du parti socialite commencent à prendre leur distance avec DSK.


Maître Belot fait l'objet d'une mesure disciplinaire de son ordre.


A 19h30 on annonce la suspension de Jean Tibéri au RPR à titre conservatoire.


Le soir le Parquet de Paris ouvre une information judiciaire " contre Dominique Strauss Kahn et tous les autres, pour soustraction d'un document qui était de nature à faciliter la découverte d'une infraction." Le Premier Ministre au lieu de prendre le TGV, prendra plus tard l'avion dans l'après midi pour se rendre à la rentrée des parlementaires socialistes. Ce délit est passible de 3 à 5 ans de prison et de 300 à 500 KF. (Le Point 29/09/2000 p65)

DSK déclare sur Europe 1 à Pierre Elkabach: " Je ne peux pas croire que Maître Belot ait pu mettre en relation cette histoire de cassette avec un arrangement fiscal," celui du couturier Karl Lagerfeld. (L'Express 28/09/2000 p91)

Une information intéressante qui n'a peut-être rien à voir avec l'affaire présente, c'est la démission du patron de l'AFP, Eric Giuily. Remarque intéressante: "On dit souvent que l'AFP doit choisir entre être Reuter ou l'agence Tass, rappelle un fin connaisseur du dossier.Cette fois, il semble bien qu'elle ait opté pour le destin de l'agence soviétique." (Le Point 29/9/2000 p21)
Me27/09/2000 DSK a déposé une plainte contre L'Express à la suite des informations divulguées et de l'affirmation qui est faite selon laquelle la cassette a servi à une tractation fiscale, ce qui est impossible à prouver.


Le juge Eric Halphen interroge pendant une heure DSK, à titre de témoin. Il veut savoir s'il est bien le destinataire de la cassette de Maître Belot. Il répondra l'avoir eu mais ne l'avoir jamais regardée, et l'avoir perdue. Son avocat, Maître Léon Lef Forster, a déclaré que son client allait tout faire pour la retrouver. DSK a répondu au juge qu'il n'avait pas d'autres documents ou avoir eu d'autre confidence sur le financement du RPR. (Le Monde 29/09/2000 p06).


Dans la soirée, l'officier de sécurité de DSK est entendu par le juge. Il a déclaré que DSK avait fait fouiller la voiture pour retrouver la fameuse cassette, dès la première publication dans le journal Le Monde du 21 septembre.


Les politiques de droite et de gauche souhaitent une trève, de peur que cette bombe explose en plein vol, éliminant du même coup la Vème République. Les français jugent les politiques de gauche et de droit sur un même pied d'égalité dans les affaires.

Patrick Devedjian, porte-parole du RPR, émet l'hypothèse d'une amnistie. Il sera très vite désavoué, y compris par ses collègues.(Le Monde 29/09/2000 p01)

La question se pose de savoir s'il est possible pour le juge Eric Halphen, de convoquer le Président de la République en tant que témoins. Selon un sondage, 70 % des français estiment qu'il devrait s'expliquer devant la justice.
 Me27/09/2000 Francis Le Belge de son vrai nom Francis Vanverberghe, est abattu de 2 balles de 11.43 dans un bar PMU du 8èmme à Paris par des tueurs en moto. Révélation intéressante, il avait rencontré par le biais de Fred, J-C Méry après sa sortie de prison. La question est posée à savoir si ce dernier avait des informations génantes. (Marianne du 09/10/2000 p19+Le Point 29/09/2000 p54)
J28/09/2000 Philippe Balland, rédacteur en chef de 1991 à 1997 à Sunset, et le pigiste Christophe Weber, révèle qu'ils étaient présents dans l'agence le jour de l'enregistrement et qu'ils ont vu J-C Méry.(Le Monde 29/09/2000 p06).


Maître Belot confirmera au journal le Parisien avoir remis l'original de la cassette en avril 1999 à DSK, ministre de l'économie et des finances à l'époque, dans un bureau de Bercy, en lui disant: " Ce sont des déclarations de Méry sur les HLM de Paris." Il déclare ne pas avoir remis cet enregistrement en échange d'une intervention pour son client Karl Lagerfeld, couturier, qui fait l'objet d'un redressement fiscal. Il déclare aussi que ni Alain Guilloux, ni Hamelin n'ont été investis d'une espèce de mission pour la divulgation de cette cassette. Le Monde interroge ce matin même A. Hamelin qui répondra de son écoeurement: 
" Non seulement M. Belot a violé l'accord morale passé avec son client, M. Méry, en donnant l'enregistrement à M. Strauss-Kahn, mais il fait mine d'oublier que dans la bande même, Jean-Claude Méry confirme bien que j'aurais le droit d'utiliser cet enregistrement." (Le Monde 29/09/2000 p07).


La rumeur émise l'Elysée est que cette cassette aurait été réalisée pour être remise à DSK en faveur de remises fiscales pour J-C Méry. L'hypothèse de la manipulation mise en avant par l'Elysée ou le RPR ne résiste pas aux témoignages. Le Monde du 29 souligne qu'il aurait fallu que Méry et son avocat sache que l'assemblée Nationale soit dissoute, que le PS gagne les élections, et qu'en plus DSK devienne ministre des fiances. (Le Monde 29/09/2000 p07).


Le Journal Le Monde du 29 diffusé ce jour révèle qu'il n'y a aucun montage sur la vande vidéo, que seul deux interruptions ont été relevées. La première, il a besoin de reprendre son souffle, la deuxième concerne un recadrage car J-C Méry s'est légèrement déplacé. Il n'y a aucune date sur la bande vidéo. (Le Monde 29/09/2000 p06).


Congrès du RPR au Croisic. Sa président, Mme Alliot-Marie, certifie que personne au RPR n'a demandé d'amnisite (France 2). Il va falloir que les journalistes lui prètent la vidéo sur les propos de P. Devedjian. Comment le RPR peut-il continuer à être crédible, quand tout le monde à entendu l'évoqation de cette possibilité à la radio ou à la télé. Soyons sérieux.
V29/09/2000 BLACK-OUT TOTAL  SUSPECT de la presse radio et télé sur l'affaire Méry.


Tibéri reprend le devant de la scène. (France 2)


Le juge Armand Riberolles qui s'occupe du dossier de la MNEF a vu sa mutation pour la Nouvelle Calédonie a été annulée, de peur que le public et les médias l'interprête mal. (Le Point 29/09/2000 p42)
 02/10/2000 Ouverture du procès sur le financement occulte du PC par un cabinet d'études. 
Comparution de Robert Hue.0145899611
 03/10/2000 Rentrée parlementaire qui se fera dans un calme tendu. Personne ne parlera de l'affaire Méry, tout le monde étant cité dans la cassette, y compris les socialistes, n'en déplaise à M. Jospin.
 xx/10/2000
 09/10/2000 Marianne révèle une affaire intéressante chez les VERTS qui ne fait pas de bruit:
"Au conseil régional Nord-Pas-de-Calais, les Verts ont toujours affirmé que la construction des lycées constituait la pompe à finance du PS. Ils ont été entendus, puisque la cour de Justice des Communautés Européennes à Luxembourg, a mis en cause l'adjudication des marchés pour la construction des lycées dans la région Nord, aux motifs principaux ci-dessous: Sélection limitée des candidatures, mode de désignation, non-communication de procès verbaux". (Marianne 09/10 p38)
 Ma10/10/2000 Noël Mamère relance le débat sur la responsabilité pénale du Président de la République.
 Me11/10/2000 Les mises en examen de Michel Roussin et Robert Pandreau ont été annulées pour vice de forme.

Le député RPR Pierre Lellouche, pose la question sur France Info, à savoir s'il n'est pas préférable de faire des présidentielles anticipées, si la gauche et la droite doivent continuer à se balancer des affaires à la figure.
Robert Hue a été obligé de s'expliquer de vant la justice sur un versement de 19 MF par l'ex-compagnie Générale des Eaux par le biais du cabinet Gifco (FR3).
J30/11/2000 Yvonne Caseta sort du tribunal.
Michel Roussin est mis en garde à vue.
V01/12/2000 

 

Grève des avocats.
A une heure du matin Louise Yvonne Caseta, ex-trésorière du RPR est remise en examen pour recel et complicité de corruption par les juges du pôle financier. Elle n'y ait jusqu'à présent son rôle de trésorière du RPR et vient de reconnaître l'existence d'un système de pot de vin, et a livré le nom de l'organisateur, Michel Roussin. Jean Pierre Thomas, trésorier officiel du parti républicain a lui aussi mis en cause Michel Roussin. Il en a été de même pour Gérard Tarbenesse du parti socialiste. Ils ont parlé tous les trois .


L'ex-ministre Michel Roussin et directeur du cabinet de Jacques Chirac est arrêté. Il est emmené par les enquêteurs de la délinquance financière du pôle économique, à son bureau situé au groupe Bolloré dont il est le numéro 2, pour assister à la perquisition. Ils repartent 2 heures plus tard. A 13 heure il est emmené au pôle économique pour sa première audition devant Armand Riberolle. Son avocat arrive en fin d'après midi au cabinet du juge pour prendre connaissance du dossier. Le parquet à requis le placement en détention provisoire de Michel Roussin.


Des perquisitons ont été réalisées chez Jacque Attali et Jean Christophe Mitterrand, le fils de François Mitterrand.
S02/12/2000 Michel Roussin est incarcéré


 
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